GDL FORMATIONS - tambour et chamanisme

Lorsque je suis allée en Sibérie, j’ai découvert le chamanisme et l’usage des tambours. Cette découverte a été pour moi quelque chose de très important. J’ai rapidement constaté que les chamans n’utilisent pas toujours leur tambour, contrairement à ce que la plupart des gens peuvent penser, ils utilisent souvent d’autres types de rituels. 

 

Tambour et chamanisme

Le tambour : un usage bien loin des folklores qui circulent en France

Les tambours ne sont réservés que pour des occasions très solennelles ou très graves.

Les chamans savent pertinemment que les états de transe chamanique sont dangereux, qu’à tout moment ils peuvent rester coincés et ne pas réussir à revenir. Nous sommes donc bien loin des cercles de tambours et autres utilisations négligées et folkloriques du tambour qu’il peut y avoir en France.

Commençons par une courte définition de ce qu’est le chamanisme

Le chamanisme est une pratique qui consiste à la médiation entre les êtres humains et les esprits. Le mot chamanisme provient étymologiquement de la langue toungouse et est relié aux pratiques traditionnelles sibériennes. Cependant, on peut observer des pratiques chamaniques chez de nombreux peuples à travers le monde.

Le tambour est un des outils utilisés par les chamans pour communiquer avec les esprits, mais attention, il n’est pas le seul !

Attention, ce n’est pas parce que vous avez un tambour que vous êtes chaman !

En Sibérie, être chaman est plutôt une mauvaise nouvelle, voire une malédiction.

Il est vrai que le tambour et son accès se vulgarise, pourtant, rares sont ceux qui peuvent avoir accès au monde des esprits en utilisant cet outil.

Je tiens d’ailleurs à préciser que le tambour n’est pas le seul outil du chaman, il va également pouvoir utiliser la guimbarde, la crécelle mais aussi la coiffe et le manteau. Tout cet attirail est loin d’être folklorique !

C’est une nécessité selon eux, pour pouvoir voyager en toute sécurité dans le monde des esprits. La chaman avec laquelle j’ai travaillé pendant plusieurs semaines, m’a immédiatement avertie des risques et m’a expliqué leur utilisation.

Pourtant, je ne suis pas chaman et j’ai bien d’autres choses à faire.

Mais pourquoi vous parler des tambours ?

Parce qu’il y a d’autres façons de les utiliser que pour rentrer en transe chamanique. Chaque tambour a sa personnalité propre, chaque animal va avoir sa façon d’agir, il va vous permettre d’accéder énergiquement à certaines choses particulières.

La seule présence du tambour suffit à changer l’atmosphère d’un lieu, voir à faire évoluer ou changer ce qu’il se passe dans votre vie.

Chaque tambour est un compagnon à part entière, Il va vous permettre d’avancer dans des sphères particulières. Ce n’est pas nécessairement une obligation de jouer du tambour pour que celui-ci soit actif.

Un voyage en Sibérie qui a changé ma perception sur les tambours et le chamanisme

Suite à ce voyage en Sibérie, tout un nouvel univers s’est ouvert à moi et j’ai découvert une façon encore plus ouverte de percevoir le monde.

Aujourd’hui, j’ai trois tambours qui m’accompagnent, qui viennent de trois animaux différents. Nous sommes bien loin comme je vous l’ai déjà dit du chamanisme traditionnel Sibérien. Ces animaux, ces tambours, je les perçois à la fois comme des outils énergétiques et des compagnons de vie qui peuvent me permettre d’accompagner certains processus par la vibration du son et la présence vibratoire de l’animal.

Fabriquer son propre tambour

Acheter un tambour est une chose, le fabriquer en est une autre ! Il se passe tout un processus dans la fabrication qui crée un lien très particulier.

Ensuite, n’oublions pas qu’un tambour a besoin d’être consacré pour être pleinement lié à votre énergie. Une fois passées ces étapes, il y a une période d’apprivoisement. Votre tambour vient de naître, l’animal qu’il représente sur le plan vibratoire a besoin d’apprendre à vous connaître et vous également.

Que vous l’achetiez ou que vous le fabriquiez vous-même, il est important que vous créiez une véritable connexion avec votre tambour et que vous en preniez soin. Je vous recommande de lire cet article surle choix et l’entretien des tambours chamaniques pour vous aider sur ce processus.

Pour ma part, les premiers contacts se font toujours avec la main, la crème et le lait, comme je l’ai appris en Sibérie.

Créer un lien fort avec son tambour

Ce que je sais de ces tambours, c’est qu’ils me permettent chacun à leur façon, de rester en contact avec Nadia, la chaman que j’ai rencontrée en Sibérie et qui m’a transmis une partie de ses connaissances.

Malheureusement, aujourd’hui Nadia est décédée. Pourtant, elle est toujours plus ou moins là, et elle veille.

Vous voyez, on peut être très pragmatique et terre à terre tout en ayant des connexions et une intuition particulière !

Je parle très peu des tambours et de mon lien avec le chamanisme, c’est pour moi une part secrète de qui je suis, une partie de moi, que je n’ai pas toujours envie de dévoiler au monde.